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17.03.2010

Mercredi 17 mars 2010

1.

Avez-vous déjà vu des sourds-muets parler ?
On dirait toujours qu'ils ont peur qu'on ne les entende pas.
Cela fait plaisir, autant d'enthousiasme, en tout cas.
Notre monde manque cruellement de passion.
Les non-handicapés seraient-ils blasés ?

17:09 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

16.03.2010

Mardi 16 mars 2010

1.

Dans l'actualité de ce jour, à nouveau rien grand-chose, excepté plusieurs réunions urgentes à l'agenda des grands du monde.
Toutes ces réunions s'enchaînent à un tel rythme que le président des Etats-Unis himself n'a même plus le temps d'aller rendre ses livres à la bibliothèque.
Rien que pour le mois dernier, Monsieur Obama totaliserait, selon nos informations, 71 cents d'amendes à la Bibliothèque centrale de Washington.
Affaire à suivre.

17:43 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

15.03.2010

Lundi 15 mars 2010

1.

On passe sa vie assis, à l'école, au bureau.
On se couche aussi, au lit, avant la tombe.
Assis, couché, obéir façon chien ?
On voit peu d'hommes debout, en tout cas.

20:11 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

13.03.2010

Samedi 13 mars 2010

 

1.

Sur le bord du divan, en équilibre instable, ma tasse de café.
Sur le clavier de mon ordinateur portable, mes doigts agiles qui tapent.
Je me suis assigné un objectif : écrire jusqu'à la chute de tasse sur le tapis.
Ensuite, deux possibilités : arrêter d'écrire pour toujours ou acheter un nouveau tapis.
Sagesse de l'homme arrivant à l'âge mûr : trancher les choix.


2.

Qui sait si ce n'est pas l'alternative qui s'offrit à Rimbaud : arrêter d'écrire ou acheter un nouveau tapis ?



3.

Depuis plusieurs années, vous vous rendez chaque samedi dans un magasin d'écriture.
Vous y admirez quelques stylos - toujours les mêmes.
Le nacré vous inspire mais l'or blanc vous siérait. Vous hésitez.
Ce jour-là, c'est choisi ; ce sera la nacre, pas l'or.
Cependant, un incendie vous a précédé. Il a tout emporté.
Vous attendrez en vain un livre brûlant, écrit avec du feu.
L'époque est à l'eau, et aux douches froides.

12:05 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

12.03.2010

Vendredi 12 mars 2010

1.

Imbécile !
Débile !
Handicapé !
Connard !
Trou du cul !
Trouduc !
Enculé !
Fils de chien !
Fils de pute !
Baltringue !
Presque une semaine sans insultes, ça commençait à faire long, non ?

20:36 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

11.03.2010

Jeudi 11 mars 2010

1.

Qu'il me soit permis de remercier publiquement le capitaine Némo, sans qui je ne serais pas là ce soir - je n'aurais tout simplement pas pu retrouver ma route. En effet, si le capitaine ne m'avait pas prêté main forte, et surtout son sous-marin et tout son équipage, comment aurais-je pu récupérer mes lunettes perdues de vue puis oubliées au fond de la baignoire ? La vie est décidément une odyssée quotidienne. 

16:08 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

10.03.2010

Mercredi 10 mars 2010

1.

- Hé quoi, cher ami, pas de texte aujourd'hui ? Rien, pas le moindre début d'idée ? Même pas d'insulte ? Aucune ?
- Eh ben non, désolé, c'est comme ça.
- Et tu rêves ou quoi ?
- Oh non, je travaille. Et, oui, quand même je rêve. Rêve à un monde où on peut rester à la maison les jours de soleil. Et où on peut dormir dès qu'on est fatigué. Quand on réfléchit bien, c'est pas longtemps que ça dure ; juste quand on est bébé, c'est dire... Et puis quand on est vieux, mais ça...
- Les bébés ne savent pas lire, mon vieux, et non plus pas écrire...
- Oui, c'est vrai. Et tu vas à nouveau dire qu'on ne peut pas tout avoir...
- Voilà.
- Merci pour ce moment inutile.
- De rien. A la prochaine.

15:53 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

09.03.2010

Mardi 9 mars 2010

1.

Demain ou dans dix ans, qui donc découvrira que le monde n'a jamais existé et qu'au fond nous ne sommes que des images persistant dans le souvenir de dieux grecs rêvés lors d'une belle nuit d'avril sur les hauteurs d'Athènes en des temps immémoriaux par des êtres improbables ? De toute façon, qu'est-ce qu'Athènes ?

13:06 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

08.03.2010

Lundi 8 mars 2010

 

1.

A l'horizon, tournoient les éoliennes. Elles tournent si bien, et en cadence, que l'on dirait les Clodettes qui dansent. Pas étonnant, au fond, que se soit électrocuté Claude François, leur patron. 

18:39 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

06.03.2010

Samedi 6 mars 2010

 

1.

Si j'étais journaliste, je tenterais d'accrocher le lecteur via un bon vieux cliché, du genre : il est des mots qui tuent davantage que le ridicule.
Un de ces mots de la mort qui tue, on le trouve dans Le Soir de ce samedi, page 6, où le très-sérieux-et-même-par-moment-chiant Olivier-Tintin Mouton interviouve Emily Hoyos, présidente du Parlement wallon, sur la question du sexisme.
On se souvient que cette dernière avait reçu, voici quelques semaines, un SMS dit graveleux de la part d'un député. Ce message complimentait Hoyos sur une partie de son anatomie : "C'est vrai que t'as un beau cul", disait le texto de façon claire, succincte, directe, mais pas politiquement correcte, et c'est ça qui fâcha.
Le Soir, jamais en retard d'un ultime combat pour la survie morale de l'espèce humaine, en avait fait des gorges chaudes, allant jusqu'à publier la photo de l'infâme, forcément infâme, complimenteur. Merci donc Le Soir pour cette info et cette image pertinentes.
(Merci aussi d'avoir sorti, plus tard, les photos des victimes du drame ferroviaire de Buizingen (18 morts dans une collision de trains le 15 février). A nouveau des images indispensables, à nouveau du vrai journalisme, mais trêve de parenthèse.)
Et voici donc ce samedi l'éditorialiste-sans-doute-futur-rédacteur-en-chef-du-Soir Olivier-Tintin Mouton (tous aux abris) de débuter son interviouve par la question suivante (qui n'est même pas une question) :
Vous avez été victime il y a un mois d'un SMS sexiste au parlement...
Oui, vous lisez bien : victime.
Excuse-moi, Tintin, mais depuis quand est-on victime d'un compliment (fût-il sexiste) ?
Depuis qu'il faut marcher en rang, pas un mot plus haut que l'autre ?
Pendant ce temps, la banque américaine Goldman Sachs achève d'assassiner la Grèce. Puis d'autres pays - et au final les citoyens de ces pays - suivront, via la spéculation sur les problèmes financiers des Etats...
Pendant ce temps aussi, Carrefour licencie et le ministre des Finances Didier Reynders partage sa dernière grande idée : puisque Carrefour fait des bénéfices, eh bien ce n'est pas à l'Etat belge de payer les prépensions des travailleurs prépensionnables concernés par le plan social. Résultat probable, si ceci passe ? Ces travailleurs prépensionnables ne seront pas prépensionnés mais sèchement licenciés.
Pendant ce temps encore, une dame est abattue d'une balle dans la tête par un voyou qui voulait la carjacker. Le seul tort de cette dame ? S'être trouvée sur le chemin de ce braqueur de bijouterie... Elle avait une vie, et cette vie est partie. Voilà. Mais de ce drame et de cette véritable victime - pas victime d'un SMS, la pauvre - Le Soir ne fait que deux petites colonnes, reléguées en page 10. 
Je suis dégoûté.

PS : Lisez Le quai de Ouistreham, de la journaliste Florence Aubenas, aux éditions de l'Olivier (non, pas l'Olivier Mouton), résultat d'une immersion de six mois dans le monde (français) du travail précaire. Quand la presse fait son travail, ça donne ce livre. Quand la presse fait de la merde, ça donne victime d'un SMS. Et le reste.

11:49 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

05.03.2010

Vendredi 5 mars 2010

1.

Alors ça, si on ne peut plus insulter, merde, je dis : mais où va le monde ? Non, évidemment, on préfère l'hypocrisie, les faux sourires, les marches blanches, bêler en groupe, aimer tous les mêmes choses, ne rien détester, ne pas haïr, jamais, non, ça, c'est pââ bien, être positif, ah oui, ça, positif, c'est beau, positivons, tout est beau, au pays surcatholique de Oui-Oui. N'empêche que le catastrophisme, l'hyperprudence, la peur de tout et, au fond, la non-vie, c'est pas moi qui ai inventé tout ça, hein.
En plus, je n'oblige personne à lire mon blog. Alors oui, Vrebos, je récidive. Oui, Vrebos, je t'emmerde ! Tu es ma victime de la semaine.

17:11 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

04.03.2010

Jeudi 4 mars 2010

1.

Et pendant ce temps, Pascal Vrebos s'astique la moumoute en répétant ses phrases fétiches : dimanche, il reçoit Tartempion. D'abord il lui passera la brosse à reluire puis lui posera une colle gluante de médiocrité. Il accueillera la réponse d'un Mais c'est terrible, ce que vous dites ! qui tombera comme un cheveu synthétique sur une soupe à la grimace grotesque.
Si d'aventure vous percevez une petite lueur dans les yeux de Vrebos, ne vous inquiétez pas: ce sont seulement les vers luisants qui lui grignotent sa fin de cerveau.

15:45 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

03.03.2010

Mercredi 3 mars 2010

1.

Ah qu'il fut long à venir, le printemps, mais il s'installe enfin, doucement, promettant couleurs odorantes, et une nouvelle saison de honte aux faiseurs de rimes caduques.

13:20 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

02.03.2010

Mardi 2 mars 2010

1.

- Passons maintenant à l'examen approfondi de vos oreilles, me dit le médecin. A première vue, il semble que la quantité soit correcte ; quant à la qualité, si j'en juge par les réponses que vous faites à mes questions, permettez-moi d'entretenir quelque doute.

- Mais docteur, réponds-je, vous ne m'avez encore rien demandé !

- Ah, c'est qu'alors je confonds, enchaîne le praticien. J'ai dû sans doute penser que j'avais face à moi un des quelconques personnages qui surnagent dans mes rêves, de ceux à qui je parle - parfois en silence - la nuit pour me sentir moins seul. Ils ne me répondent jamais...

- Ecoutez, docteur, fais-je un peu embarrassé, nous verrons ça à la prochaine séance. Car je dois rêver encore un peu pour pouvoir écrire la chute de cette histoire.

- Désolé de vous avoir réveillé, s'excuse le médecin.

- Pas de problème. Mais tant que vous êtes là, docteur, pouvez-vous me prescrire des cachets pour la toux ?

- D'accord ? Quel genre ?

- De ceux qu'on prend la nuit entre deux rêves. Et puis aussi des pastilles pour empêcher d'écrire n'importe quoi.

- Ah ça non, s'insurge le docteur. Sinon, quoi je deviens, moi ?

- Même plus un spectre entre deux phrases, mon vieux, comme un certain nombre d'entre nous. Et maintenant foutez-moi la paix, docteur : je dois me relire et trouver tout ceci très bon.

15:17 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

01.03.2010

Lundi 1er mars 2010

1.

Compatissons à la douleur de la savonnette, de qui on dit rarement c'est une bonne grosse, hein, celle-là, quelles formes elle a, mais plutôt il me semble qu'elle a encore maigri ; t'es sûr qu'elle n'est pas malade ?

13:20 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27.02.2010

Samedi 27 février 2010

 

1.

Vous êtes-vous déjà mis dans la peau d'un gant de toilette ? Tout seul toute la journée. Abandonné la nuit. Une merde. Puis réveillé tôt : la douche. Mais même pas un café. Une vie de forçat, en pire. Et ça vous fait rire ?

11:33 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

26.02.2010

Vendredi 26 février 2010

1.

Les gouttes de pluie ne sont pas des gouttes de pluie, ce sont tout simplement des vaisseaux spatiaux translucides. Chacun renferme un minuscule être vivant de l'au-delà ; lorsque le vaisseau-goutte s'écrase sur le sol de notre planète, il libère l'être contenu.
C'est comme ça depuis des millions d'années. Les extra-terrestres vivent donc parmi nous depuis toujours. Peut-être même sommes-nous tous des extra-terrestres. Voilà. 

12:06 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

25.02.2010

Jeudi 25 février 2010

1.

Vivre est mauvais pour la santé.
On peut même en mourir.

2.

A noter, cet accident dans l'échangeur de l'autoroute E40, vers Liège. Et puis, attention à la présence d'un kangourou sur la route, mais bon, c'est loin, c'est en Australie, donc pas de problème.

13:13 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24.02.2010

Mercredi 24 février 2010

1.

Ainsi donc, le patron français de Carrefour Belgique, Gérard Lavinasse, a décidé d'odieusement faire chanter les syndicats : ou bien ils acceptent le plan "de sauvetage" (1.672 personnes licenciées, une bonne vingtaine de super et hypermarchés fermés, etcetera) ou bien Carrefour quitte la Belgique.
Eh ben, comme disait l'autre : casse-toi, pauv' con !

11:02 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

23.02.2010

Mardi 23 février 2010

1.

Ce matin, un hérisson vous barrait la route, et voulait jouer. Avançant lourdement, vous avez posé votre roue droite d'avant où il fallait pour que l'infortuné animal comprenne tout de suite votre refus d'accéder à son souhait. A présent, sa famille baigne dans une affliction noire et dans l'épais regret de n'avoir pas su sacrifier le temps qu'il eût fallu à l'éducation très adulte de cet éternel bambin pour qui la vie ne fut jamais qu'un jeu.  

15:08 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

22.02.2010

Lundi 22 février 2010

1.

Eh bien oui, Gre-go-ry, on se demande déjà QUI, parmi les responsables, est le plus responsable de cette nouvelle catastrophe, et puis surtout, Gre-go-ry : était-il VRAIMENT judicieux d'organiser une marche blanche sur la ligne Charleroi-Bruxelles, QUI, je vous le rappelle, est tout de même une des lignes ferroviaires les plus fréquentées du pays.

12:26 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

21.02.2010

Dimanche 21 février 2010

1.

Vont-ils encore longtemps pseudo-débattre, taper sur le même clou pour découvrir, révéler, scooper qui est coupable, QUI, QUI, QUI ? Vont-ils tout le reste de leur petite vie crier la même question, les mêmes trois lettres, Q, U, I, et, en n'attendant même pas la réponse - qu'ils n'écouteraient de toute façon pas - supputer sur les fautes impardonnables, forcément impardonnables, et se gargariser du sang qui monte dans leurs petites gueules pâlichonnes de premiers de classe vicelards, ce sang dont ils sont assoiffés. Puis, émission faite, ces faux curés du faux humanisme faussement proche, proximal, proxiprimaire, proximiteux cracheront leur bile dans des mouchoirs ciglés aux initiales de leur maison : RTBF.

12:28 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

20.02.2010

Samedi 20 février 2010

 

1.

Il était là mais il n'est plus. Elle est partie, pas loin d'ici.
C'est profondément ennuyeux, la mort.
Profondément ? Deux ou trois mètres, cela dépend.
De plus, aucun bruit ne sourd, sauf celui, silencieux, des regrets de ceux qui n'ont pas pu venir.

2.

J'ai parcouru des allées ensoleillées puis bifurqué dans des sentiers sordides, où ombre et lumière s'engueulaient, genre J'étais là le premier, c'est mon territoire !
Cependant, lumière et ombre ont passé, comme tout passe, avant même qu'elles aient pu écrire, sur une page de vent, que c'était bon de vivre ici, et qu'on avait de la chance.

3.

Vous traversez les banquises, dévalez toutes les vallées du Panshir, gravissez des montagnes invisibles mais rien n'y fait : des sédentaires se permettent d'effacer toutes vos traces. Heureusement, le vent vous venge : d'un coup violent, il leur arrache la tête.

13:56 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

19.02.2010

Vendredi 19 février 2010

1.

L'hommage de tout un pays, titre Le Soir.
De quel droit parlent-ils au nom de "tout un pays" ?
Là-dessus, je vomis.

2.

Avec la main gauche, j'essuie ma bouche souillée de dégueulis ; avec la droite, je tourne la page.
Une minute de communion, silencieuse, parviens-je encore à lire (leur papier est fin mais d'assez bonne qualité).
Ah, d'accord. Tous ensemble derrière notre roi, je suppose.

13:53 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

18.02.2010

Jeudi 18 février 2010

1.

L'ambiance est électrique, joyeuse, bon enfant. Soudain, le commissaire lève les bras. Silence. Il crie : Lot suivant, la catastrophe ferroviaire ! Les chiffres fusent. Le commissaire tranche, de son petit marteau. Dix-huit morts ! Adjugé ! Au grand monsieur là-bas, avec une plume dans le cul.

2.

- Hé toi ! Tu vas arrêter tes saloperies sur les journalistes, OK ? Sinon je te démonte la gueule en trois minutes !
- En trois minutes ? Tout ça ? Monsieur n'est pas bricoleur !

10:55 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

17.02.2010

Mercredi 17 février 2010

1.

12 pages spéciales, 10 pages spéciales... Idem le lendemain... Mais pourquoi ces pisse et chie-copie remplissent-ils la presse comme si c'était une fosse septique ?

13:39 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

16.02.2010

Mardi 16 février 2010

1.

Il y a une différence entre être entier et sans nuances : peut-être celle qui existe entre forte personnalité et manque d'intelligence. Cela n'a donc rien à voir, sauf que quand on est con, on l'est rarement à moitié.

 

2.

Jmnpystqzzrk aektapkrstwwzv mpntt vzzzwgr ootkn bod okt otp.
Ah ! enfin du bon journalisme.

3.

De l'info pertinente ? Pertikoi ? Mès avec koi tu vient, coco ?

4.

Le journalisme ? C'est parfois très freudien. Si vous voyiez le nombre de "reporters" qui restent bloqués au stade analphabète...

5.

- Mais fais-le, notre boulot, connard, si t'es si fort !!!
- Euh, connard, je veux bien, mais faire votre boulot, ça non, jamais de la vie. C'est trop difficile (et trop historique et trop exclusif). Enfin bon, ceci est une information à prendre au conditionnel.

14:49 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

15.02.2010

Lundi 15 février 2010

1.

Classée par ordre alphabétique d'auteurs, ma bibliothèque souffre de déséquilibre : presque rien dans les A. J'en appelle à Christian Ailly et Douglas Aennedy : Messieurs, faites-moi des livres, et que ça saute !

14:22 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

14.02.2010

Dimanche 14 février 2010

1.

Certains auteurs passent toute une vie sans écrire. D'autres produisent tellement qu'on ne peut pas les suivre. Moi, je dis ceci : peu importe les mots qu'on aligne, ce qui compte, c'est l'intention de faire du beau, mais qu'est-ce que la beauté ? De toute façon, tout a été dit ; tout n'est donc que répétition. Certains auteurs passent toute une vie sans écrire. D'autres produisent tellement qu'on ne peut pas les suivre. Moi, je dis ceci : peu importe les mots qu'on aligne, ce qui compte, c'est l'intention de faire du beau, mais qu'est-ce que la beauté ?

2.

Ce V ball Pilot trace bien les mots sur la page ; on le laisserait presque courir tout seul. Peut-être raconterait-il alors sa vie, sa vie de stylo fabriqué en série, qui n'a rien à dire de particulier, rien d'original. Il est pourtant unique,  puisqu'il écrit des choses uniques, au moment où il les écrit. Il est en effet peu probable qu'un autre V ball Pilot écrive exactement les mêmes choses au même moment quelque part ailleurs sur la terre - ou sur une autre planète. Alors, bien sûr, on peut ne pas aimer ce que ce V ball Pilot fait, mais là n'est pas la question. La question, c'est : l'unicité des choses, même celles fabriquées en série ; l'unicité des moments, même ceux qui se répètent ; l'unicité des êtres, même ceux qu'on ne regarde pas. 

11:25 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

13.02.2010

Samedi 13 février 2010

1.

Un nouveau deal pour la crise. Voilà ce que Laurette Onkelinx propose, sur le thème "aux grands maux, les grands remèdes". Le but : et merde, pris en flagrant délit de lecture de la presse.

2.

Dans l'affaire du "il y a quelque chose de pourri en république française" (voir hier), on en est à se demander si Guy Verhofstadt n'aurait pas changé (mais non, personne ne change jamais, et c'est plutôt tant mieux) et s'il serait devenu provocateur (ou pas). Moi, tout ce que j'ai retenu de Guy Verhofstadt du temps où il était Premier ministre (penser à refaire cette phrase), c'est qu'il lui arrivait d'emmener, tard le soir, un groupe de journalistes manger un filet américain-frites bien copieux. Ah ! un groupe de journalistes manger un filet américain-frites bien copieux : c'est pas à Paris qu'on causerait ainsi, hein ! Bon, je vous laisse : je vais chercher un pistolet au haché.

3.

Chers lecteurs, sachez, pour ceux que ça intéresse, que la plupart des monuments littéraires érigés sur ce blog sont d'abord fondés - au sens d'on en établit les fondations - sur un petit carnet Moleskine. Moleskoi ? demandent certains. "Moleskine is the legendary notebook used by European artists and thinkers for the past two centuries (ah bon, carrément ?), from Van Gogh to Picasso, from Ernest Hemingway to Bruce Chatwin", répond mon petit carnet. Ceci est un procédé journalistique: une petite intro puis paf, quatorze lignes de citation, et le journaliste peut rentrer chez lui, journée faite. Le lecteur en est pour ses frais, évidemment, mais ça, qu'est-ce qu'on s'en fout, franchement: un journaliste, ça n'a de comptes à rendre à personne, Monsieur, la liberté de la presse, ça vous dit quelque chose ? Et voilà, encore cinq lignes de Moleskine usées pour rien. Je suis un gâche-papier. A demain.

11:05 Écrit par Johan Rinchart dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |